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La distribution de crédit à la consommation
à Rennes
Fabrique de malendettement !
L’UFC-Que Choisir de Rennes a participé à une enquête nationale qui souligne que les distributeurs de crédit favorisent le malendettement des ménages en proposant de préférence la forme de crédit la plus coûteuse, la réserve d’argent ou crédit revolving
En effet, l’UFC-Que Choisir de Rennes a sollicité 12 distributeurs de crédit dans le département pour examiner vers quelle forme de crédit à la consommation ils orientent les rennais désirant emprunter de 1200 à 2 500 euros pour remplacer leur électroménager (lave-vaisselle, lave-linge, etc.).(1)
- le 1/4 des distributeurs sollicités a orienté le consommateur d'emblée vers un crédit revolving,
- la plupart ont d’abord proposé des facilités de paiement gratuites ou payantes sur quelques mois avant de proposer la réserve d’argent,
- plus de la moitié des établissements n’a donné aucune information claire et lisible sur les caractéristiques du prêt (coût total, taux à long terme, ).
Les principaux distributeurs du crédit revolving sont bien évidement les établissements spécialisés. Sur les 9 sollicités, 100% nous ont proposé un crédit revolving, le crédit affecté étant conditionné à un montant plancher largement supérieur à notre demande. Les lieux de vente (grandes surfaces, grands magasins, etc.) ne sont pas en reste dès lors que le 1/4 a fait de même et que toutes nous ont fourni une réserve d’argent - donc un crédit revolving - via une carte délivrée en magasin. Seules les agences bancaires semblent plus vertueuses, puisqu’une seule nous a proposé d’emblée du revolving.
Alors que le crédit revolving est dénoncé comme une source dangereuse de surendettement (en raison de son taux),
que 4% des habitants de la région Bretagne sont surendettés,
que 80% des dossiers de surendettement comprennent un crédit revolving (en moyenne 6 par dossier),
comment peut ont admettre cette orientation quasi exclusive des consommateurs vers cette forme de crédit toxique ? Pire encore, comment peut-on accepter l’idée qu’un consommateur soit titulaire malgré lui d’un crédit revolving ?
Refusant que cette distribution effrénée de prêts toxiques perdure au détriment des consommateurs, et soucieuse de permettre le développement de crédits sains, l’UFC-Que Choisir de Rennes réclame une réforme législative.
Cette réforme passe par des mesures simples et concrètes : interdiction du démarchage, amélioration de la clarté et de la lisibilité des publicités et des contrats de crédit, obligation pour les conseillers de vérifier la solvabilité de l’emprunteur et son projet avant de lui proposer un crédit, interdiction du crédit revolving sur les lieux de vente, interdiction d’associer une réserve d’argent avec une carte de fidélité ou de paiement.
Décidée à obtenir dans les plus brefs délais cette loi pour un crédit responsable, l’UFC-Que Choisir de Rennes a saisi les personnalités, notamment des parlementaires, du département en leur demandant de cosigner l’appel pour une réforme du crédit à la consommation luttant contre le malendettement et permettant l’accès des consommateurs à un crédit sain.
(1)L’enquête réalisée par des bénévoles s’est déroulée entre le 20 et le 30 janvier dernier
| Y a-t-il une évaluation de la situation financière du consommateur ? | ||||||
| En % | En nombre | Banques | Ets de crédit spécialisé | Lieux de vente | ||
| Total | 100 | 19 | 4 | 9 | 6 | |
| Oui : Il y a une vérification de la situation financière du consommateur (*) | 16 | 3 | 2 | 1 | ||
| Non : Il n'y a pas de vérification de la situation financière du consommateur | 84 | 16 | 2 | 9 | 5 | |

(*) Par vérification nous entendons demande de pièces justificatives des revenus et des charges
La demande d'un seul de ces 2 éléments ne constitue pas une vérification sérieuse.